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B. Protection complémentaire de l’action en concurrence déloyale |
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Le rôle complémentaire de l’action en concurrence déloyale à côté
du rôle principal de l’action en contrefaçon, se justifie par l’existence
d’une faute distincte de ce qui constitue une atteinte à la marque.
L’hypothèse est d’ailleurs expressément envisagée par le code de
propriété industrielle, qui dispose dans son article 204 que {xtypo_flag] ... les
actions mettant en jeu une question de marque et une question
de modèle ou de concurrence déloyale connexe sont portées
devant le tribunal {/xtypo_flag}.
Il est dès lors possible de mener les deux actions simultanément afin de
profiter des avantages que chacune d’elles peut procurer.
L’exigence d’une « faute distincte » s’explique par le fait que les
indemnités de contrefaçon sont censées rétablir la situation antérieure
à la contrefaçon et donc le même agissement ne saurait servir de support à une action supplémentaire en concurrence déloyale, à
défaut de préjudice à réparer.
La faute distincte peut trouver son fondement dans :
- Un fait matériellement distinct de la contrefaçon mais lié au signe
contrefait, c’est le cas d’une contrefaçon de marque doublée
d’une usurpation de savoir faire ou secret de fabrique.
- Un fait matériel sans rapport direct avec le signe contrefait. Par
exemple : un dénigrement, allégations trompeuses, etc.
- Un élément non déposé relatif à la présentation du produit
contrefait tel qu’un emballage, la forme du produit,
l’étiquette, etc.
Le demandeur doit alors prouver, d’une part, le risque de confusion
entre les produits ou sur leur origine, et d’autre part, sa priorité d’usage
de l’élément imité.
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